La cigarette éléctronique à fait baisser la consommation de tabac chez les adolescents!


Loin de les pousser vers le tabagisme, la cigarette électronique massivement utilisée chez les jeunes s’accompagne d’une baisse de leur consommation de tabac, selon une étude française.

Plébiscitée par les jeunes, la cigarette électronique n’est pas pour autant une porte d’entrée vers le tabac, selon une étude publiée ce vendredi. «Une bonne surprise», se félicite le président de Paris sans tabac, Bertrand Dautzenberg qui est à l’initiative l’étude, menée chaque année auprès de 13.000 collégiens et lycéens parisiens. En deux ans, la cigarette électronique a massivement séduit les jeunes. Plus de 90% des fumeurs ont déjà vapoté, comme 23% de non-fumeurs. En quatre ans, la proportion de lycéens vapoteurs est passée de 0 à 14,1%. En 2014, sur les 33,5% de jeunes fumeurs, un tiers d’entre eux déclarent vapoter.

«Le vapotage rend le tabac ringard»

Mais loin de pousser le nombre de jeunes fumeurs à la hausse, comme le craignait le docteur Bertrand Dautzenberg, cette explosion de l’usage de la cigarette électronique s’est accompagnée d’une baisse très nette du nombre de jeunes fumeurs. Entre 2011 et 2014, la proportion de fumeurs chez les 12-15 ans a été divisée par deux, passant de 20% à 11,2%. Même constat chez les lycéens (16-19 ans), où la proportion de fumeurs est passée de 42,9% à 33,5% sur la même période.

Certes, la taxation sur le paquet de tabac a augmenté de 1,20 euros entre 2011 et 2014. En janvier dernier, une nouvelle hausse de 20 centimes a fait passer le paquet au dessus de la barre des 7 euros. Mais Bertrand Dautzenberg est persuadé que la cigarette électronique contribue également à ce recul de la proportion de fumeurs chez les jeunes: «L’arrivée du vapotage rend le tabac ringard. Il est de plus en plus perçu comme un produit ancien, qui pue, tue et coûte cher, comparé à la cigarette électronique à l’image plus moderne.»

Reste à savoir si la cigarette électronique peut définitivement remplacer le tabac. L’étude tempère, soulignant que chez les collégiens et lycéens vapoteurs, seuls 31% d’entre eux ont utilisé leur substitut électronique dans le mois. «C’est quand même un bon produit pour sortir du tabac», assure Bertrand Dautzenberg, chiffres à l’appui. «Pour la première fois, les ventes de tabac et de patchs décrochent en même temps cette année. Celles des cigarettes ont reculé de 9%, quand celles des patchs s’effondrent de plus de 50%. Jusqu’ici, les deux courbes évoluaient toujours en sens inverse.»

(source : le figaro)

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